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Journée mondiale de l’environnement – 5 juin 2010

Posté par Emmanuelle Grundmann le 5 juin 2010

La journée de l’environnement ne devrait pas exister. Pourtant, le 5 juin de chaque année, il demeure essentiel de rappeler à tous – citoyens mais aussi et surtout politiques – à quel point l’état de santé de notre planète est crucial. Pour l’environnement et son corollaire la biodiversité, mais aussi pour nous qui l’habitons, qui utilisons ses ressources et trop souvent la maltraitons. Car de la qualité de cet environnement naturel dépend notre alimentation, notre santé, notre survie. Malheureusement, que cette journée mondiale de l’environnement existe, démontre à quel point le chemin reste encore long à parcourir pour susciter une plus grande prise de conscience envers la nature qui nous entoure.

Préserver l’environnement, c’est cotiser à une assurance vie pour le futur

Ce 5 juin 2010 est marqué par les millions de litres de pétrole qui se déversent au large du golfe du Mexique mais n’oublions pas pour autant d’autres drames qui se déroulent dans la plus grande indifférence médiatique. A Madagascar, au Mozambique et dans bien d’autres pays, des terres sont bradées à des multinationales étrangères privant les populations de leurs ressources agricoles et les plongeant encore un peu plus profondément dans l’insécurité alimentaire. La marchandisation de l’eau s’accélère tandis que plus de 880 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Les forêts tropicales et boréales se rétrécissent comme peau de chagrin par une exploitation trop souvent débridée pour satisfaire une recherche du profit à court terme. Exploitation qui prive de nombreuses populations de leurs ressources, de leur lieu de vie, de leur culture. La liste des atteintes à l’environnement est longue, trop longue et s’accompagne irrémédiablement de catastrophes sociales et économiques pour les peuples qui n’ont d’autres ressources que cet environnement et en dépendent quotidiennement.

Préserver l’environnement, c’est cotiser à une assurance vie pour le futur. Le nôtre mais aussi celui de tous ces petits peuples qui voient leurs langues et leur cultures se dissoudre dans la mondialisation. C’est pourquoi l’accès à l’eau et à une santé de qualité, la lutte contre la déforestation et la désertification ou encore la défense de la diversité culturelle qui comptent parmi les projets développés et soutenus par la fondation Chirac devraient être une priorité de tous afin que dans l’avenir, il n’y ait plus besoin d’une journée de l’environnement.

Emmanuelle Grundmann

Primatologue et journaliste scientifique

Découvrez le site internet d’Emmanuelle Grundmann et Cyril Ruoso

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